Le KunstenFESTIVALdesArts reçoit Castellucci

Amis Bruxellois… (et autres)
Le théâtre se fait une place d’honneur cette année avec le traditionnel Kunstenfestivaldesarts… Retrouvez de grands metteurs en scène, sur différents lieux de Bruxelles… Ici, pas de place pour les embrouilles Wallon/Flamand, l’art s’ouvre à tous.
On remarquera cette année le très attendu et très controversé Roméo Castellucci et son interprétation de la Divina Commedia de Dante, triptique réalisé pour Avignon. Trois lieux, trois soirs : l’enfer, le paradis et le purgatoire vous accueillent en leur sein dès cette semaine… le pass est à 35€ sur le site du festival.
Castellucci est un metteur en scène italien qui avec sa troupe, La societas Raffaello Sanzio s’inscrit dans la continuité de Théâtre de la cruauté imaginé par Artaud et mêlent l’artisanat théâtral d’antan à des technologies de pointe alliant les trouvailles visuelles et sonores.
Plasticien de formation, il créé des images et les anime. La première impression est de se dire que ces images, remplaçant le texte, tournent autour du sujet, qu’elles voisinent avec une histoire, voir qu’elles sont totalement étrangères jusqu’au moment où surgit chez le spectateur la justesse du sens.
Les images sont violentes, dérangeantes et parfois même insupportables, mais elles sont organisées et agencées pour mener l’esprit et le regard des spectateurs vers des registres émotionnels nouveaux.
Néanmoins le texte reste présent par son absence, son fantôme : « Il ne s’agit pas de passer un coup d’éponge mais d’accomplir un travail très minutieux d’approfondissement et d’encerclement. » Il invente donc un langage. Son questionnement provient des différents champs du savoir humain : l’art théâtral, la musique, la peinture l’opéra, la théologie, l’histoire, la médecine, la science, la philosophie. Toute forme d’intelligence du monde devient pour lui source, et prétexte à une traduction scénique.
Tous les éléments scéniques revêtent la même importance. Le processus s’apparente au développement photographique. Il y a une chambre obscure et un bain d’acide. Toutes les composantes de l’image (couleurs, formes ?) émergent en même temps. Les divers éléments ne sont pas hiérarchisés, tout simplement parce que l’organisme perçoit l’onde émotive globalement. Le texte ne peut prévaloir car sinon, tout ce qui vient dans un second temps devient illustration et les illustrations dégagent un pouvoir consolatoire qui ne l’intéresse pas.
Son théâtre est spectacle, mais n’est pas spectaculaire, dans le sens où le « donner à voir » de l’histoire est un plan où chaque effet est en soit une action singulière.
A voir donc durant le Kunstenfestivaldesarts en ce moment à Bruxelles…
Dans le même genre...
Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.


Commentaires
Pas encore de commentaire.
Laisser un commentaire